09.03.2017

Communiqué de presse

Classement de l’EcoMobiliste 2017 : les voitures au gaz naturel/biogaz restent dans le trio de tête.

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Le gaz naturel est principalement constitué de méthane (CH4, soit un atome de carbone et quatre atomes d'hydrogène) et se classe dans la famille des hydrocarbures. A l'originie, il est gazeux, incolore, inodore (il est odorisé pour être détectable) et plus léger que l'air.

 

Le gaz naturel est une énergie primaire, c'est-à-dire une forme d'énergie disponible dans la nature, avant toute transformation. Sa formation résulte de la lente décomposition de micro-organismes végétaux et animaux pendant des millions d'années. Il provient de couches géologiques du sous-sol où il se trouve seul (gisement sec) ou associé au pétrole (gisement mixte). Ces gisements se situent en général à des profondeurs de 1'000 à 4'000 mètres. 

 

Formation du gaz naturel

 

Il s'agit d'une énergie disponible et sûre. Considérée comme l'énergie fossile la plus propre, ses émissions de gaz à effet de serre sont moindres. Quant à ses qualités environnementales, elles sont nombreuses. Lors de sa combustion par exemple, le gaz naturel n'émet quasiment ni soufre ni particules et les éventuelles émissions d'imbrûlés participent très peu à la formation d'ozone en milieu urbain. Les émissions de CO2 sont de 25 à 30% moindre que celles du fioul et d'au moins 40 à 50% moindre que celles du charbon, en fonction du procédé d'utilisation et de la qualité du combustible.

En outre, le gaz naturel se prête à des technologies très performantes :

  • en amont, avec les cycles combinés qui affichent des rendements de 55% et avec les cogénérations qui autorisent des rendements supérieurs à 75% ;
  • en aval, avec les chaudières à condensation qui permettent des gains supplémentaires de l'ordre de 30% par rapport à une chaudière ancienne. De plus, il s'associe aisément avec les énergies renouvelables (solaire thermique en particulier).

GAZ NATUREL LIQUÉFIÉ (GNL)

Le gaz naturel liquéfié est du gaz naturel condensé à l'état liquide, par refroidissement à -163°C (cryogénie). Son volume se réduit alors de 600 fois. Il prend la forme d'un liquide clair, transparent, inodore, non corrosif et non toxique. Le GNL est environ deux fois plus léger que l'eau.

Suite à l'opération de liquéfaction, le GNL devient quasiment du méthane pur, les autres composants du gaz naturel ayant été séparés. Le dioxyde de carbone doit être extrait au préalable, sinon il endommagerait les unités de liquéfaction en s'y solidifiant. Les hydrocarbures plus lourds que le méthane sont récupérés et vendus comme matière première pétrochimique ou comme carburant (gaz de pétrole liquéfié - GPL). 

Le transport est assuré par des navires appelés méthaniers. La plupart des méthaniers ont une capacité de l'ordre de 140'000 mètres cubes de GNL, soit 70'000 tonnes environ ; cela équivaut à 87 millions de mètres cubes de gaz dans des conditions standard. 

 

 

Méthanier

Arrivés à destination, des terminaux de regazéification permettent de stocker puis de régazéifier au fur et à mesure de la demande.

 

En France, il existe des terminaux méthaniers à Fos-sur-Mer et Montoir-de-Bretagne.

Actuellement, le marché du GNL concerne un nombre restreint de pays (18 pays consommateurs et 13 pays producteurs). Le développement du GNL passera nécessairement par le développement de nouvelles infrastructures de liquéfaction et de regazéifaction off-shore. Les plates-formes de liquéfaction flottantes peuvent être installées au-dessus des champs gaziers off-shore et permettent de liquéfier directement le gaz produit. A ce jour, il n'existe encore pas d'unité de liquéfaction flottante opérationnelle ou en construction mais des projets sont à l'étude en Australie et au Nigeria. Par contre, le développement d'unités de regazéification off-shore est plus avancé. Des pays comme l'Italie, le Brésil, les Etats-Unis, l'Argentine, le Royaume-Uni et le Koweït ont déjà des structures en fonctionnement.   

 

D'ici 2030, le commerce de gaz naturel devrait avoir plus que doublé. Le GNL jouera un rôle déterminant puisque sa part aux échanges interrégionaux passera de 52% en 2006 à 69% en 2030 selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE). Toujours selon l'AIE, à l'horizon 2030, le transport de gaz par gazoduc pourrait être rejoint par le transport de gaz par méthanier, ce dernier atteignant alors 470 Gm3.