09.03.2017

Communiqué de presse

Classement de l’EcoMobiliste 2017 : les voitures au gaz naturel/biogaz restent dans le trio de tête.

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L'approvisionnement de la Suisse en gaz naturel est garanti grâce à un large portefeuille de fournisseurs géographiquement bien diversifié, des partenaires fiables et des contrats d'achats conclus principalement à long terme.

Les trois quarts du gaz naturel utilisé en Suisse proviennent d'Europe occidentale (Pays-Bas, Allemagne et Norvège).

 

 

Provenance & livraison du gaz naturel en Suisse

La part du gaz russe importée dans notre pays provient essentiellement de la société allemande E.ON, laquelle garantit un approvisionnement sûr à ses clients grâce à ses importantes capacités de stockage. A aucun moment les tensions politiques ou économiques récurrentes entre la Russie et quelques-uns de ses voisins relatées dans la presse n'ont eu de conséquence directe sur la sécurité d'approvisionnement de la Suisse qui n'importe pas directement de gaz russe. Depuis l'arrivée du gaz naturel en Suisse en 1974, l'approvisionnement a toujours été assuré sans interruption.

A l'échelon mondial, les réserves en gaz naturel sont abondantes et suffiront à répondre à l'accroissement de la demande. Elles se concentrent dans un nombre restreint de pays et de gisements. La Russie, l'Iran et le Qatar détiennent ensemble environ 56% des réserves mondiales. A fin 2011, les réserves prouvées de gaz naturel avoisinaient 208'400 milliards de mètres cubes ce qui équivaut à environ 60 années de consommation au rythme actuel (contre 40 années pour le pétrole). Les réserves gazières récupérables seraient beaucoup plus importantes encore : elles sont estimées à plus de 500'000 milliards de mètres cubes de gaz. Ce chiffre tient uniquement compte des ressources économiquement exploitables aujourd’hui. Les gaz dits non conventionnels représentent environ 45 % de ce total.

Le développement rapide du gaz non conventionnel sur le continent nord-américain au cours des trois dernières années a totalement modifié le marché gazier mondial. De nouvelles technologies de forage et de fracturation hydraulique des roches ont permis d’augmenter la productivité et de réduire les coûts de production. Couplé notamment à une demande de gaz décroissante suite à la crise économique, cet essor du gaz non conventionnel a conduit à une diminution substantielle du prix du gaz aux Etats-Unis, laquelle a engendré une réduction des importations américaines de gaz naturel liquéfié, puis entraîné une pression à la baisse sur les prix du gaz ailleurs dans le monde.

A l’avenir, il faudra assurément composer avec cette nouvelle donne qu’est le gaz non conventionnel.

 

Cette montée en puissance du gaz non conventionnel en Amérique du Nord, conjuguée à la contraction conjoncturelle de la demande de gaz, va très probablement conduire à une bulle gazière (à savoir un excédent de gaz) au cours des prochaines années. Cela aura des effets importants sur la structure des marchés gaziers et la formation du prix du gaz en Europe notamment.

Dans un tel contexte, la question du respect des règles de prise en charge minimale (take or pay) figurant dans les contrats de fourniture de gaz à long terme s’est posée de façon aiguë en 2009. De même, les dispositions permettant de réviser les prix ont été et seront encore invoquées. Les relations entre les opérateurs gaziers européens et les grands producteurs se crispent quelque peu compte tenu de ces circonstances.

Contrats d'approvisionnement

En 2009, d’importants efforts ont été consacrés au renforcement de la sécurité d’approvisionnement de la Suisse occidentale. Après la signature en 2008 de nouveaux contrats à long terme avec GDF SUEZ et E.ON, un autre contrat a également été finalisé, par l’intermédiaire de Swissgas, avec la société hollandaise GasTerra. Ce contrat est particulièrement important pour l’industrie gazière suisse puisqu’il lui offre un accès direct à de grands champs gaziers proches. Le 23 juin 2009, un accord international relatif à la sécurité mutuelle d’approvisionnement en gaz naturel a pu être signé avec la France. Cet accord garantit à Gaznat son accès stratégique aux capacités de stockage contractées avec GDF SUEZ et cela sans discrimination par rapport aux distributions publiques françaises. Quant à l’accès aux marchés spot européens, il a été renforcé par la création d’une nouvelle société de négoce : SET Swiss Energy Trading SA.

Champs gaziers en mer du Nord
Champs gaziers en mer du Nord

Extraction gazière en mer du Nord

Depuis fin 2007, nous avons un accès direct à l'extraction gazière en Norvège au travers d'une participation de Swissgas de 3.33% au capital-actions de la société Bayerngas Norge.

Nouvelles routes d'approvisionnement

Les projets de nouvelles infrastructures d'approvisionnement du gaz vers l'Europe sont nombreux, qu'ils soient par canalisations ou par méthaniers.

 

Les principaux projets de gazoducs sont les suivants :

  • le projet "Nord Stream" reliera directement la Russie à l'Allemagne par la mer Baltique. Le premier tronçon a été mis en service en 2011; le second a étémis en service début 2013. Nord Stream AG est une joint-venture entre Gazprom, BASF SE/Wintershall Holding AG, E.ON, GDF SUEZ et Gasunie.  Pour en savoir plus >>

  • le projet "South Stream", piloté par la Russie (Gazprom) avec à ses côtés l'Italie (ENI), la France (groupe EDF) et l'Allemagne (Wintershall), reliera les zones de production de la mer Caspienne à la Bulgarie. La mise en service du gazoduc est prévue en 2015. Ce projet est complété par un gazoduc vers la Grèce et l'Italie et un autre vers l'Autriche. Pour en savoir plus >>
  • le projet du gazoduc "Trans Adriatic Pipeline (TAP)", qui reliera la Grèce et l'Italie via l'Albanie, a été retenue en septembre 2013 par le consortium Shaz Deniz pour acheminer le gaz azéri vers l’Europe au travers du corridor sud.  La mise en service de ce gazoduc, long de 870 km, est prévue pour 2018. TAP est une joint-venture entre Axpo (Suisse, 5%)), Statoil (Norvège, 20%) et E.ON (Allemagne, 9%), qui ont été rejoints par SOCAR (20%), BP (20%), Fluxys (16%) et Total (10%). Pour en savoir plus >>
  • le projet "Interconnector Greece Italy (IGI)" reliant également la Grèce et l'Italie; le premier tronçon jusqu'en Grèce a été mis en service. Quant à celui qui devra atteindre l'Italie, il est encore en discussion. Le memorandum of understanding pour la construction du gazoduc a été signé entre la société gazière grecque DEPA et la compagnie d'énergie italienne Edison S.p.A. en avril 2005. Pour en savoir plus >>  
  • le projet "GALSI" avec la construction d'un gazoduc entre l'Algérie et l'Italie via la Sardaigne, initialement prévu pour 2012, est actuellement en attente jusqu’à ce que le marché européen devienne à nouveau attractif. Les différentes sociétés impliquées dans ce projet sont Sonatrach, Edison, Enel, Sfirs ainsi que Snam Rete Gas. 
  • le gazoduc "Medgaz" reliant l'Algérie et l'Espagne a été mis en service en avril 2011. Medgaz est un consortium de cinq sociétés internationales : Sonatrach, CEPSA, IBERDROLA, Endesa et GDF SUEZ. Pour en savoir plus >>

 

Les projets de terminaux méthaniers

  • La plupart des projets de terminaux de gaz naturel liquéfié (GNL) se situent dans les pays suivants : Royaume-Uni, Pays-Bas, Espagne, Italie, Belgique et France.
  • Des projets sont également en cours d'étude dans d'autres pays tels que l'Allemagne, la Pologne et la Croatie.